Disparités spatiales de salaire et externalités de capital humain

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Date de parution : Mai 2017 Numéro : 2017-06 Organisation émettrice : France Stratégie Source : http://www.strategie.gouv.fr/si...

L'éventail des salaires en France est très large : il peut s'expliquer à la fois par les caractéristiques des salariés et celles des entreprises qui les emploient. A titre d’exemple, le salaire moyen de la zone d’emploi de Paris était supérieur de plus de 80 % à celui de la zone d’emploi de Saint-Flour en Auvergne. Un écart semble donc se creuser entre les zones très denses et le reste du pays.

L’étude des disparités spatiales de salaire et externalités de capital humain effectuée par France Stratégie réexamine la question de savoir si les disparités géographiques de salaire trouvent majoritairement leur explication dans les différences de densité de l’emploi ou dans l’existence d’externalités de capital humain.

Il est un fait : les zones d’emploi où les salaires sont en moyenne les plus élevés sont celles des grandes métropoles où se concentrent l’activité et la main-d’œuvre. Trois indicateurs ont aidé à l’analyse :

· L’effet de composition : le poids relatif de certaines activités économiques et de certaines catégories socio-professionnelles dans une zone d’emploi. Il ne justifie pas les écarts de salaire car l’écart entre les territoires subsiste lorsqu’on compare les salaires d’une même catégorie socioprofessionnelle (CSP).

· L’effet de densité : les gains de productivité tirés du regroupement des activités et des personnes sur un même territoire. Une concentration permet des économies d’échelle liées à la taille du marché et une meilleure adéquation de l’offre à la demande de travail mais n’explique pas le surcroit de salaire,

· L’effet d’externalité de capital humain : l’impact sur le niveau des salaires de la part des très diplômés dans les populations locales, en l’espèce les « bac + 3 et plus ». Ce sont dans les grandes métropoles françaises qu’il est le plus élevé. Le surcroît de salaire attribuable à la forte concentration de diplômés s’élève à 2 % pour les employés et à environ 4 % pour les professions intermédiaires et les cadres ; l’effet positif lié à la concentration de diplômés est freiné par l’effet de congestion que génère une trop forte densité.

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